Des odeurs, des couleurs, India !

                 

                                  

Namaste,

Quelques jours a Mamallapuram,

     

un petit village de sculpteurs

      

situe au bord de la mer,

     

      

entouree des indiens qui debutaient avec joie leur periode de grandes vacances scolaires. Les ecoliers ont quasiment deux mois de conge, comme en France.

      

Puis j’ai continue ma descente tranquille dans le Tamil Nadu, region situee au sud-est de l’Inde en passant par Pondichery. C’est une ville relativement paisible divisee entre l’ancienne ville coloniale francaise, la partie indienne plus chaotique et le quartier musulman. J’aimais bien passer d’un quartier a un autre, tater les differentes ambiances. Et le soir, encore une autre ambiance lorsque les habitants de tous les quartiers viennent se retrouver sur la promenade amenagee en bord de mer. Chaque ville indienne devrait etre concue de cette maniere : la partie indienne pleine de vie, ca sent bon, ca pu, c’est joyeux et triste, c’est colore, musical et bruyant. Et puis une p’tite partie francaise calme, propre et loin des klaxons pour se reposer.

Pres d’un temple ou les hindous viennent faire leur puja (offrandes a une divinite) l’elephant Laxmi benit ceux qui acceptent de lui donner une p’tite piecette. La benediction par un elephant est assez frequente au Tamil Nadu, je ne l’avais jamais vu dans d’autres regions de l’Inde.

     

Les nouvelles voitures ou motos ont elles aussi droit a leur benediction par un pretre…

     

Pour ceux qui me suivent sur une carte, passage a Gingee. Ville pas tres jolie mais beau fort dans les environs et rencontre avec une famille puis des ecoliers tres sympathiques.

     

Puis Tanjore.

     

Je suis tombee par hasard sur une ceremonie hindouiste autour d’un temple consacre a Hanuman, le dieu-singe. A la fin, du buttermilk (boisson composee de babeurre et d’epices) etait offert. Les indiens se bousculaient comme des gamins, et que je te passe devant, et que je joue les coudes… pour recuperer un verre et venir me l’apporter. C’est ca l’Inde !

     

Le bharata natyam est considere comme la plus ancienne forme de danse classique indienne. Elle est accompagnee par un orchestre comprenant un instrument a cordes, un grand tambour a deux faces, une flute et un chanteur. C’est une danse symbolique qui fait reference aux aventures des dieux. Les danseurs utilisent tout leur corps, leurs mains mais aussi leur visage et leurs yeux pour raconter une histoire. C’etait incroyable de voir la precision de chaque geste, surtout celle des mains, et puis le jeux avec les yeux. On retouve les positions des danseurs en gravure sur les temples hindouistes.

            

Madurai, lieu de pelerinage hindous, est connue pour son immense temple compose d’une dizaine de tours. Elles atteignent pres de 60 metres de hauteur et sont recouvertes de milliers de dieux, deesses et monstres peints de couleurs vives. Partout a l’interieur du temple se sont des cours, des bassins et des labyrinthes dans lesquels ont peux passer des heures sans se lasser au milieu des pelerins les bras charges d’encens, de bougies, de bananes, de citrons… qu’ils vont offrir aux divinites.

      

     

              

Rameswaram m’a un peu rappele le Rajastan avec ses quelques dunes de sable.

      

Tout hindou souhaite venir y prier au moins une fois dans sa vie parceque Rama (roi considere comme le septieme avatar du dieu Vishnou et image de l’homme parfait) y est venu se purifier du meurtre d’un demon qui lui avait vole sa femme. Resultat, un temple au bord de la mer autour duquel la ville s’est construite. La vie spirituelle y est particulierement riche et interessante. Dans l’enceinte du temple, les hindous doivent effectuer un parcours de purification en faisant etape aux 22 puits qui parsement le chemin jusqu’au sanctuaire de Rama. A chaque etape, un pretre les purifie en les arrosant tres genereusement de l’eau du puits. Pour finir, les pelerins doivent se purifier dans la mer.

     

La religion rythme vraiment la vie des hindous, elle fait partie integrante du quotidien et penetre chaque aspect de la vie, des travaux menagers quotidiens a l’education et a la politique. Soirs et matins, prieres, puja. Les weekend et les vacances sont consacrees a visiter les lieux saints et il y en a beaucoup en Inde. Il y a aussi enormement de fetes religieuses. Certains rituels sont complementaires entre les differentes villes de pelerinage. Les pelerins prelevent l’eau d’un puits du temple de Rameswaram pour asperger une statue de Varanasi, et ceux venus de Varanasi transportent de l’eau du Gange pour benir la statue de Rama a Rameswaram. Je comprends maintenant mieux pourquoi dans les rues avoisinant le Gange a Varanasi des bouteilles de differentes formes et tailles etaient vendues.

Voir cette ferveur religieuse m’impressionne toujours autant. Les indiens doivent trouver ma vie vraiment vide lorsque je leurs reponds que je n’ai pas de religion !

        

Un peu plus a l’est de Rameswaram, un chemin,

     

avec de temps en temps un village de pecheur,

      

      

mene au bout du monde, la ou vont se renconter deux mers.

     

D’un cote, le Golfe du Bengale, calme,

De l’autre, l’Ocean Indien, revolte.

Ce fut une balade tres agreable.

Pendant tres longtemps j’ai cru que les indiens appelaient l’eau “pani water”, c’est a dire le mot en hindi accole a sa traduction en anglais. Mais en fait je viens de comprendre qu’ils disent “pani bottle”, enfin… je crois. Cela montre mes progres fulgurant en anglais apres 20 mois de voyage. J’arrive maintenant a differencier “water” de “bottle”!

Lorsque je parlotte en anglais et que les gens ne comprennent pas ce que je dis, j’ecris le mot sur un bout de papier. Cela entraine des “Aaaaahhh !” suivis de la bonne prononciation du mot. Et a chaque fois j’ai l’impression qu’ils disent exactement ce que j’avais dit… Je ne dois vraiment pas avoir une bonne oreille…

J’arrive quand meme a tenir une conversation en anglais avec les indiens qui sont comme moi, c’est a dire avec ceux qui ne comprennent pas un mot lorsqu’un australien va parler et qui vont faire repeter a plusieurs reprises un americain posant des questions de base. Eux au moins, ils ne comprennent pas que j’ai envie de travailler quand je leur dit que j’ai envie de marcher.

A bientot, see you soon !

      

     

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Au milieu des vaches et des moustachus.

        

Namaste,

Dans les trains indiens on trouve 6 classes differentes. Les 3 premieres sont climatisees. Elles ne sont donc pas pour moi, il y fait trop froid. La quatrieme, je n’ai pas tout compris. Elle me semble moins bien que la cinquieme mais c’est plus cher… La derniere classe, un compartiment aux banquettes en bois est toujours bonde. Je l’utilise pour les courts trajets de quelques heures, j’aime bien l’ambiance qui y regne. On s’entasse sur les banquettes, sur les porte-bagages, dans les couloirs et ca deborde souvent par les portes d’acces au train qui restent continuellement grandes ouvertes.  Je prends donc le plus souvent l’avant derniere, la classe sleeper, c’est la plus courante et elle est plutot bien. Les billets s’achetent sur reservation, ainsi chacun a sa banquette sur laquelle il est possible de dormir la nuit. On rabat les couchettes du milieu pendant la journee pour faire dossier, et celles du haut servent de porte-bagages.

J’ai bien eu le temps de tester cette classe lors de mon trajet de 34 heures pour me rendre de Kolkata (Calcutta ) a Mumbai (Bombay). Belle traversee du pays, de la cote est a la cote ouest. J’aime prendre le train. Les paysages defilent, on peut se lever de temps en temps. Dans les compartiments, il y a toujours de l’animation, ca bouge, ca dort, ca parle fort, ca mange, ca rigole… Les vendeurs ambulant n’arretent pas de defiler, proposant tchai (the indien), nourriture, coussins, brosses a dents, cadenas, jeux, tissus… Et a chaque arret de nouveaux vendeurs debarquent. Les indiens sont toujours aux petits soins avec moi. Bref, vraiment pas le temps de s’ennuyer.

L’inconvenient des trajets en train c’est qu’il faut reserver sont billet parfois longtemps en avance. En classe sleeper, il sont moins chers et plus confortables que ceux en bus, ils sont donc vite archi complets. C’est moins complique de prendre le bus. Il suffit de se rendre a la gare routiere le jour J a n’importe quelle heure, il y aura toujours un depart. Mais pour les longs trajets comprenant une nuit, c’est pas top. Et puis on ne sait jamais si et quand il va s’arreter pour la pause pipi…

Que ce soit en bus ou en train, je suis toujours autant choquee lorsque je vois les asiatiques jeter toutes leurs ordures par les fenetres. Et en Inde plus qu’ailleurs. Dans les magasins gouvernementaux de certaines regions indiennes, les sacs plastiques deviennent interdit ou payant. Il y a donc une prise de conscience progressive que notre terre n’est pas un poubelle et qu’il faut la proteger. J’espere que l’Inde evoluera rapidement sur ce point. Et je n’ose meme pas parler de la pollution des vehicules motorises. Je ne compte plus le nombre de tuk-tuk ou de bus qui crachent une fumee noire a chaque acceleration… Sur ce point, c’est tous les pays d’Asie qui doivent faire des efforts ! Heureusement encore que les vehicules sont toujours remplis. La, ce sont plutot les europeens qui ont des efforts a faire…

  Mumbai, ville d’Inde la plus peuplee, est situee au bord de la mer et elle est plutot jolie.

     

     

     

En plein centre-ville, un terrain sur lequel les indiens peuvent jouer a leur sport favori : le cricket. Cela fait un peu penser au baseball mais les regles sont bien differentes et la batte qu’ils utilisent est plate.

                

A partir de Mumbai, j’ai fait un nouveau tour de train pour m’enfoncer plus vers le sud de l’Inde. Hampi d’abord que l’on m’avait vivement conseille. Je n’ai pas ete decue, surtout que j’y suis arrivee en periode de fete alors que je ne m’y attendais vraiment pas. Hampi est reputee pour etre un endroit tranquille ou il est bon de se poser quelques jours loin des klaxons et de la foule…

      

J’ai vu Hampi rempli d’indiens, et c’etait plutot sympathique.

      

Je suis restee la bas une semaine, j’ai donc pu voir les preparatifs de la fete, son deroulement, puis le depart des indiens pour retrouver un village vide et silencieux.

Cette fete etait en l’honneur du mariage de Shiva avec Parvati. Shiva est la troisieme deite de la triade hindoue des grands dieux. Les deux premiers sont Brahma, le createur du monde et Vishnou, le protecteur. Shiva est a la fois le destructeur et le regenerateur. Parvati est l’epouse de Shiva. Tres veneree, c’est a la fois une personnalite bienveillante qui apporte de l’aide et une personnalite puissante et dangereuse qui doit etre apaisee.

Le preparatif essentiel de la fete est la fabrication des chariots dans lesquels seront installes Shiva et Parvati.

Les ingredients indispensables pour une bonne fete indienne :

De la poudre coloree,

     

Des chariots pour transporter les divinites,

             

Des bananes qui seront balancees sur les chariots pendant le moment fort de la ceremonie, lorsque l’on balade Shiva et Parvati d’un bout a l’autre du village a grands coups de tambours et de cris accompagnes par la musique des instruments a vent et les cloches que secouent vivement les pretres.

     

     

Des noix de coco que l’on va casser pendant toute la duree du festival. Ce fruit a une symbolique spirituelle tres forte dans la societe indienne puisque la briser, c’est offrir son ego aux dieux .

      

Des douceurs, tres grasses, tres sucrees, bref, tres indiennes !

     

Pour se faire belle, des fleurs a s’accrocher dans les cheveux,

et des bracelets.

     

Les femmes indiennes ont toujours des dizaines de bracelets autour des bras ou des pieds et puis des boucles d’oreille, des boucles de nez, des colliers…

Meme les boeufs se sont fait beaux pour l’occasion !

       

De la musique,

Un elephant pour benir les troupes,

                

      

Et beaucoup d’indiens,

dont les porteurs des chariots,

et les saddhus, toujours presents !

Pour les repas, chaque famille faisait sa popotte, et la nuit, ca dormait de partout.        

               

Puis c’est le depart, chacun comme il est venu, a pied, en char a boeuf ou en bus…

     

Et Hampi retrouve son calme et sa tranquillite.

      

      

      

      

      

La suite, tres vite.

A bientot !

        

  


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Babauboulot dans la cite de la joie.

Namaste,

Un p’tit tour en avion et Babenvoyage se retrouve a son point de depart : l’Inde.

J’avais tres envie de retourner dans ce pays avant de revenir en France. J’aime la frenesie indienne,

     

la gentillesse des indiens,

      

     

les vaches qui trainent dans la rue

      

et manger des thalis.

J’aime moins le bruit des klaxons et l’odeur de pisse qui envahie les stations de bus et les ruelles, mais je n’ai parcouru que la moitie Nord de l’Inde. Il me reste donc tout un autre monde a decouvrir : le Sud.

J’ai atterit dans l’Est du pays, a Kolkata (Calcutta).

Je suis arrivee pile-poil pour feter Holi. LA fete hindouiste a ne pas manquer en Inde. J’y avais deja participee l’annee derniere. Pour rappel : http://babenvoyage.wordpress.com/2011/04/18/holi-ou-la-folie-des-couleurs/

Je n’etais helas pas aussi bien situee qu’en 2011 pour sa celebration. Beaucoup d’habitants de Kolkata ne sont pas hindouistes, il ne vont donc pas s’amuser a tout colorier dans la rue. J’ai quand meme rencontre une famille qui m’a invitee a feter Holi avec elle. Du coloriage au repas en passant par les essais de nettoyage avec des eponges abrasives, j’ai passe avec eux une tres bonne journee. Les couleurs ont completement disparues au bout d’une semaine.

Les ingredients pour une bonne fete des couleurs : de la poudre coloree, un peu de flotte,

      

et voici le resultat…

      

Kolkata est la ville ou Mere Teresa est venue en 1948 pour consacrer sa vie aux pauvres. Elle y a fonde la congregation des Missionnaires de la Charite dont les religieuses font le voeu de se vouer au service des plus pauvres d’entre les plus pauvres. Elle partageait le quotidien des enfants abandonnes, des sans-abri, des lepreux et des mourants. Durant ces annees, elle a ouvert des mouroirs, des dispensaires et des orphelinats d’abord pour aider les plus pauvres a mourir dignement car entoures et accompagnes, puis, lorsque les moyens financiers l’ont permis pour les aider a vivre et a s’instruire.

Aujourd’hui, 15 ans apres la mort de Mere Teresa, les Missionnaires de la Charite sont encore tres actifs. Des centres d’accueils pour les malades, des mourroirs et des orphelinats ont etes ouverts dans plusieurs villes indiennes et dans d’autres pays.

        

Pendant pres d’un mois je suis restee a Kolkata pour faire du benevolat avec l’organisation des Missionnaires de la Charite. Je travaillais dans un centre accueillant une centaine de femmes malades et/ou tres vieilles et/ou handicapees recuperees seules parfois en mauvais etat aux abords des gares ferrovieres de Kolkata. Dans ce centre certaines femmes venaient juste passer quelques jours avant de mourrir. Mais d’autres y ont repris des forces et sont devenues actives en nous aidant dans les taches menageres. Mes journees au centre passaient tres vite. Au programme lavage essorage et sechage a la main d’un gros paquet de linge pour bien debuter la journee.

       

Le reste du temps etait consacre aux residentes. Aide pour manger, pour les toilettes, massages et surtout beaucoup de presence, d’ecoute et de sourires. Petit a petit, j’apprends, leurs envies, leurs demandes, la grimace qui est sourire… J’ai partage de tres beaux moments avec ces femmes et le dernier jour j’ai ete vraiment emue lorsque je leurs ai dit mon dernier au revoir. Et elles l’ont bien sentie.

     

Il y a des choses que j’avais un peu oublie de l’Inde et que j’ai ete contente de retrouver, ou pas, en vrac :

Le dodelinement de la tete des indiens. Un geste leger qui semble signifier “oui” “non” “je ne sais pas” “peut-etre” “de rien”. Ce geste qui nous deconcerte lorsque l’on pose une question prend toute sa signification au bout de quelques mois d’apprentissage de l’Inde. Dans la collection des gestes, j’ai constate que les indiens apprecient vraiment le leger mouvement de la main droite en signe de respect. Lorsque que l’on accompagne le “No thank you” de ce geste en reponse aux continuels “Yes man buy something cheap for you”, ils ne reposent pas la meme question 30 secondes apres, ils ont compris.

Entendre les indiens se gargariser bruyamment pendant de longues minutes le matin afin de recracher tous les dechets que l’air ambiant nous laisse dans les voies respiratoires.

Les “Yes man” ou “Hello Mister” utilises pour interpeller les touristes, femmes ou hommes.

Le “shalow” qui signifie “Aller”, “C’est parti”, “Va t-en”. On l’entend regulierement et c’est l’un des premiers mots que j’ai appris.

Les indiens qui veulent me serrer la patte alors que je viens de me laver les mains pour aller manger.

Dans les restaurants ou les trains, les jeunes enfants se trainant sur le sol avec une serpillere pour le netoyer en echange de quelques roupies.

Les stations de bus dans lesquelles j’obtiens 10 reponses differentes lorque je demande un meme renseignement a 10 indiens. Et puis les trajets en bus pendant lesquels on se retrouve avec des enfants sur les genoux pour gagner de la place.

 

Le manque de fruits autres que pommes bananes et oranges. Mais la saison des mangues va bientot arriver en Inde, miam miam ! Et puis a Kolkata, j’ai trouve de bonnes pasteques. Le manque aussi de legumes frais, autres que ceux baignant dans l’huile. La nourriture indienne est tres grasse, les aliments sont frits et les sauces sont tres largement composees d’huile. Meme si c’est souvent tres bon, avec un equilibre parfait entre les differentes epices utilisees, j’ai besoin de manger de temps en temps des choses un peu plus legeres.

     

Les questions habituelles : Mariee ? Combien de membre dans ma famille ? Le nom de mon pere, ma mere, mes freres et mes soeurs, oh. oh…

Les hommes qui se tiennent la main dans la rue comme les amoureux chez nous en signe d’amitie.

Les jeunes enfants avec les yeux maquilles au crayon noir. On leur dessine aussi souvent un rond style gros grain de beaute sur le front et/ou sur la joue.

L’eau que l’on boit en la versant du recipient a 10 cm au dessus de la bouche grande ouverte, la tete penchee en arriere. J’ai du mal. Quand je bois, c’est double action, je prends ma douche en meme temps.

Les hommes qui font pipi accroupis.

Images d’ambiance

     

      

        

     

     

    

     

Et puis eux dont je ne me lasse toujours pas.

        

Et les fameuses divinites, tellement…     indiennes !

Et Bab !

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Retour en terres connues.

Sabai di,

Apres pres de 30 heures passees dans un bus blinde depuis Hanoi au Vietnam, me revoici a Luang Prabang, au nord du Laos.

     

Cette fois ci je vais decouvrir le nord du Laos. Premier arret a Nong Khiaw, petite ville tranquille nichee au pied des massifs karstiques de part et d’autre d’un affluent du Mekong, la Nam Ou. Un paysage magnifique ou la vie s’ecoule paisiblement entre balades, observation de la nature et de la vie laotienne.

     

      

Apres une heure de remontee sur la riviere Nam Ou, je suis arrivee au village de Muang Ngoi. Accessible uniquement par bateau, il se resume a un unique chemin parallele a la riviere. Ce p’tit coin de paradis qui attire quelques touristes, est un exemple remarquable d’accueil touristique en concordance avec la vie locale et l’environnement. J’y suis donc restee une dizaine de jours a observer les montagnes enveloppees par une vegetation luxuriante,

     

A me balader de villages en villages. Ils sont petits, poussiereux ou boueux selon la saison et remplis d’enfants. Les habitants se lavent en public soit dans un cours d’eau voisin, soit a la fontaine au centre du village.

     

     

A echanger des sourires et quelques mots anglais ou laos avec les habitants du coin,

Fabrication d’un bateau. A les voir scier les gros troncs d’arbre pour en faire des planches, ca a l’air tres facile. Un francais rencontre sur la route a essaye, le rythme n’etait pas le meme…

     

A regarder les buffles et les vaches qui me regardaient,

     

A essayer de prendre en photo les nombreux papillons. Je me suis souvent retrouvee avec uniquement un bout de ciel ou des feuillages sur mon cliche.

    

Les mille-pattes sont bien plus facile a photographier.

Puis direction le triangle d’or, nom donne dans les annees 1970 aux regions montagneuses productrices du pavot a opium au Laos, en Thailande et au Myanmar. A present la situation a change : la Thailande ne produit plus d’opium et le Laos a bien diminue sa production. Par contre, la Birmanie reste le deuxieme producteur mondial apres l’Afghanistan.

Au Laos l’eradication des champs de pavot a progresse plus vite que les actions visant a fournir aux agriculteurs de nouvelles sources de revenu. L’opium a ete remplace par des plantations de palme et d’hevea, beaucoup moins rentables. Les minorites ethniques qui cultivaient le pavot a opium et vivaient essentiellement de cette production vivent donc maintenant d’un melange de vente de leur artisanat et de la culture sur brulis. Les femmes des ethnies montagnardes travaillent plus que les hommes, ce sont elles qui font l’essentiel du travail agricole et qui s’occupent des enfants. Depuis l’eradication de l’opium, leurs conditions de vie s’est ameliorees. Leur travail est moins dur et situe moins loin de leur village. De plus l’agressivite des hommes a diminue avec la baisse de la production et de la consommation d’opium.

Les p’tites bonnes femmes Akha venaient me presenter leur artisanat en glissant un discret “opium ? ” ou en cachant un morceau d’opium dans un des bonnets qu’elles me presentaient…

Je me suis arretee a Luang Mantha d’ou j’ai loue un truc motorise a 2 roues pour me balader sur plusieurs jours dans la region de Muang Sing.

Tout au long de la route, a chaque fois que je croisais des passants ou que je traversais des villages, j’avais droit a des tonnes de sourires, de regards curieux et amuses suivis de coucou amicaux, un vrai bonheur!

            

Femmes des ethnies montagnardes vendant leurs productions au bord des routes. C’etait la pleine saison des pousses de bambou.

     

     

Les marches du nord du Laos sont splendides. Melange des couleurs, melange des ethnies.

     

       

     

Sur ce marche, j’ai rencontre des femmes de l’ethnie Tai-Lue qui vendaient leur artisanat ( essentiellement du tissage). J’ai passe de tres bons moments avec elles.

     

Quand je leur ai montre que compare a elle, je n’etais pas tres bien habillee, elles ont rigole et m’ont habille a la mode Thai-Lue. Voici le resultat :

Elles m’ont ensuite invitee dans leur village pour me presenter leurs enfants et leur metier a tisser.

      

L’activite de cette ethnie est tres riche, que ce soit la fabrication du papier a partir du bambou que les femmes nettoient dans la riviere toute proche,

     

ou la fabrication du coton qu’elles filent apres l’avoir laisse tremper dans du lait de coco pour le durcir puis qu’elles teignent.

         

Dans la region, j’ai aussi traverse de nombreux villages de l’ethnie Akha. Les femmes Akha se reconnaissent facilement a leur costume. Elles portent une tunique noire et un chapeau decorees de broderies, de perles, de pieces de monnaie et de differentes babioles. Les femmes portent cet habit la plupart du temps, alors que c’est plus occasionnel pour les enfants. Les hommes portent leur costume traditionnel uniquement pour les fetes.

             

Les Akha sont animistes. Ils ont une tres grande croyance en les esprits qui animent les etres vivants et les elements naturels. A l’entree de chaque village, on peut voir une porte en bambou sur laquelle sont suspendus divers objets symboliques. Ces portes sont destinees a empecher les mauvais esprits venant de la montagne de penetrer dans le village. Elles sont reconstruites chaque annee a l’occasion d’une ceremonie speciale.

     

J’ai passe un long moment avec ces demoiselles qui ont adore tenir le role de photographe.

     

Dans tout ces villages, j’ai souvent croise des femmes en train de secouer le riz sur un espece de plateau en bambou afin de separer le riz de son enveloppe qui, plus legere, s’envole et retombe par terre.

Retour en Thailande et a l’omnipresence du roi,

et du bouddhisme,

     

               

Et puis retour aussi au white temple. Il y a sur ce temple tellement de details que l’on peut decouvrir de nouvelles choses a chaque passage.

     

Ou es Bab ?

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Bonne annee du dragon !

Xin chao,

Cette annee, je n’ai pas eu le droit a Noel, ni a la fete du passage a l’an 2012. Mais par contre je suis arrivee dans le sud du Vietnam, a Saigon, en pleine preparation de la fete du Tet, le nouvel an vietnamien.

      

Le Tet est une fete familiale tres importante pour les vietnamiens car, selon la tradition, c’est le seul jour de l’annee ou les ames des morts reviennent sur terre.

Cette fete marque la fin d’une annee lunaire et le debut d’une nouvelle, chaque annee portant le nom d’un animal de l’astrologie chinoise. On est passe le 23 janvier a l’annee du dragon. C’est le signe du zodiaque le plus populaire car selon le mythe de la creation tous les vietnamiens sont les descendants d’un dragon et d’une nymphe des montagnes. De plus, le dragon serait porteur de fortune et de chance. L’annee du dragon promet courage, sagesse et reussites brillantes aux nouveaux nes d’ou une sensible augmentation du taux de naissance prevue pour les mois a venir.

C’etait surement la meilleure periode pour visiter Saigon car pendant les jours qui precedent les rues principales sont envahies par les fleurs.

      Les branches de pruniers aux fleurs jaunes etant les plus appreciees pour decorer les maisons.

     

Je me suis vraiment regalee a regarder les vietnamiens repartir aves leurs achats.

     

     

     

Dans la rue, des dragons partout. Et des vietnamiens heureux et souriant. (A la base le sourire n’est pas leur qualite premiere…)

     

      Quelques photos de Saigon, officiellement appelee maintenant Ho Chi Minh Ville. Poumon economique du Vietnam, c’est la plus grande ville du pays.

     

La poste,

     

Les eglises dont l’interieur decoit toujours un peu compare aux eglises francaises. Le Vietnam est le deuxieme pays catholique d’Asie apres les Philippines.

     

     

La principale religion est triple : melange de bouddhisme, de confucianisme chinois et de culte des ancetres.

     

La fete du Tet, c’est 3 jours feries pour les vietnamiens qui en profitent pour prendre leurs vacances. Les hebergements affichent complet, les transports publics marchent au ralenti et les vietnamiens y ont reserve leurs places des mois a l’avance. Voyager au Vietnam, c’etait donc tres sympa avant et pendant le tet. Puis, des le lendemain des festivites, c’etait beaucoup moins agreable. J’ai l’impression d’avoir passe mon temps a essayer de trouver un hebergement a un prix convenable ou a essayer de reserver un bus jusqu’a ma prochaine destination. A Nha Trang, ne trouvant pas un seul endroit pour dormir, la proprietaire d’une guest house nous a propose a moi et 2 francais rencontres sur la route de dormir sur le toit de son logement. Elle nous a installe des serviettes sur le sol en guise de lit, c’etait sympathique.

De plus, je n’ai pas vraiment eu de coup de coeur pour les quelques villes ou je me suis arretee. Je pense que j’aurais prefere la region montagneuse du nord mais ce n’est pas la bonne saison pour y aller. Ciel generalement gris avec de la brume ou de la pluie. Et dans les montagnes il fait froid, beaucoup trop pour une babenvoyage non equipee d’une bonne dizaine de pulls en laine, de 3 paires de gants et d’un bonnet. Il parait qu’il y neige parfois en avril, alors en fevrier…

Je suis donc restee seulement deux semaines au Vietnam.

Mon parcours en images.

Dalat station climatique la plus reputee du pays ou les vietnamiens aiment passer leurs vacances entre pedalo sur les lacs artificiels, chutes d’eau et balades dans les jardins fleuris.

Nha Trang, autre endroit ou les vietnamiens aiment passer leurs vacances a sauter dans les rouleaux de la mer de Chine.

     

     

     

Hue, situe au centre du Vietnam, est l’ancienne capitale imperiale du Vietnam.

                    Des tombeaux royaux sont dissemines dans la campagne alentour.

     

     

     

Hanoi, la capitale, est situee au nord du Vietnam sur les rives du fleuve rouge. Photos d’ambiance.

     

      

   

     

Les vietnamiens qui ne sont pas venales sont plutot sympathiques. Malgre les : ” Eh you ! ” toujours un peu autoritaires qu’ils utilisent pour nous interpeler, on peut ensuite avoir des echanges agreables. Malheureusement beaucoup aiment l’argent et ils en veulent toujours plus. Face aux touristes ce n’est pas tres agreable. Ils essaieront toujours de t’arnaquer, jamais ils ne te diront directement le juste prix. L’honnetete ne semble pas etre leur point fort. De faux billets de banque sont brules le 1er et le 15 de chaque mois lunaire a l’intention de leurs ancetres afin que ces derniers aient les moyens de s’offrir des voyages.

De superbes paysages : l’incroyable vert des rizieres balayees par un vent leger avec pour toile de fond les montagnes et dans lesquelles travaillent des vietnamiens aux chapeaux coniques.

     

Au Vietnam, que l’on soit recroqueville sur ses talons sur un trottoir ou confortablement installes devant une table chic, on mange la plupart du temps avec des baguettes. Il faut quand meme de la dexterite pour tenir une boulette entre 2 baguettes, alors j’ai trouve ma methode, je pique sauvagement en plein dedans.

Il existe a Dalat l’un des deux meilleurs restaurants vegetariens du monde. L’autre est a Hanoi.  ;)   Je pouvais sans probleme commander des choses au hasard sur la carte, tout y etait excellent, du simple sandwich aux plats plus refflechis. Bref, la cuisine vietnamienne est vraiment bonne, bien parfumee. Rien que d’y penser et j’ai la bouche qui salive.

     

Comme le malais et l’indonesien, la langue vietnamienne s’ecrit en caracteres latins. Tous les mots sonf formes d’une seule syllabe et il existe un systeme de 6 tons. Cette langue est tres dure a prononcer pour un etranger : un meme mot peut prendre des sens totalement differents selon son intonation.

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Formidables cambodgiens !

Souo so dai !

Entre les bus longues distances qui tombent en panne et les minibus qui attendent qu’il y ait au moins 3 personnes par banquette de deux et l’espace pour les pieds blinde de marchandises pour demarrer, je suis enfin arrivee a Banlung dans la province de Ratanakiri, une des regions les moins developpees du Cambodge. Et la, j’ai tout de suite senti que j’allais aimer ce pays. La ville n’a rien de jolie, les rues et les arbres qui la bordent sont recouverts de poussiere ocre.

Mais quel accueil de la part des cambodgiens. Ce sont des gens formidables. La gentillesse incarnee, une pointe d’humour, et quels sourires. Waouuuhhhh ! Un seul et on a le coeur rechauffe pour plusieurs heures. Ils me sourient en me disant “Hello”. Je leurs renvoie un sourire. Et ils me repondent “thank you”. Voila, c’est tout, un simple echange, qui met en forme pour la journee. Le veritable tresor du cambodge ce ne sont pas les temples d’Angkor mais ses habitants. Cela m’a d’ailleurs fait une petite pincee au coeur de quitter tous ces cambodgiens en sortant du pays.

    

Je me suis arretee a Kratie, au bord du Mekong pour voir quelques uns des derniers dauphins d’eau douce de l’Irrawaddy. La noyade dans les filets de peche est la principale cause de leur disparition. La peche a l’explosif et la mise en place de barrages qui perturbent l’ecosysteme contribuent aussi au declin de l’espece. Ils ont une tete rigolotte avec leur front bombe et leur nez court. Je n’ai pas de belles photos a vous montrer, les dauphins n’ont pas sorti la tete de l’eau en me faisant un large sourire lorsque j’ai allume mon appareil. On le voit quand meme un peu sur la deuxieme photo !

     

Une photo prise sur le net pour vous monter sa tete.

Face a Kratie, une ile sur laquelle est etabli un petit village bien mignon.

     

     

Sur la photo au dessus cela ne rend rien mais le vert des rizieres est vraiment incroyable.

Specialite culinaire de la region, le riz gluant au lait de coco cuit avec des haricots secs dans un tube de bambou. Delicieux !

J’ai continue ma descente vers le sud en longeant le Mekong jusqu’a Kompomg Cham ou j’ai adore me balader de villages en villages. Partout j’ai ete accueilli avec le sourire.

     

       

La region est en partie recouverte de plantations d’hevea pour la production du caoutchouc.

                

Un pont menant a une ile du Mekong. Il est reconstruit chaque annee apres avoir ete emporte par le fleuve lors de la Mousson.

     

Et pas tres loin…

Phnom penh, capitale du Cambodge et son marche central, symbole de la ville.

     

Les temples d’Angkor sont les vestiges du puissant empire khmer qui a regne de 800 a environ 1300 sur un territoire comprenant la majeure partie des actuels Cambodge, Laos, Thailande et Vietnam.

Les trois temples les plus visites sont Angkor Vat

considere comme le plus vaste edifice religieux du monde est admire pour la grandeur et l’harmonie de son architecture

     

et les nombreux bas-reliefs sculptes qui ornent ses murs. Ils representent le plus souvent des scenes de guerres ou des danseuses.

     

     

Angkor Vat est devenu le symbole du Cambodge, figurant sur le drapeau et la biere nationale. C’est un temple-montagne, il symbolise le mont Meru, montagne mythique consideree comme la demeure des dieux dans la religion hindoue. C’est beau, c’est grand, mais la magie ne s’est pas operee avec moi.

Ta Prohm et quelques autres temples du site montrent la puissance de la nature face aux constructions humaines. Les racines des arbres fromager se melent aux ruines, j’adore !        

  

     

Le Bayon. De loin, ce temple-montagne ressemble plus a un entassement chaotique de rochers qu’a autre chose.

  

Mais plus l’on s’en rapproche et plus waouhhh ! Des visages apparaissent puis on s’en retrouve entoures. Imaginez une foret de visages gigantesques a l’expression bienveillante regardant dans toutes les directions.

     

     

           

Ce monument fut dedie par le souverain au Bouddha. Il faut y prendre son temps, deambuler tranquillement, s’arreter, lever le nez, se retourner, pour decouvrir une perspective differente, inattendue. Et a chaque tour, c’est une nouvelle enfilade de sourires. Cela m’a fascine.

La porte de la victoire reprend les visages du Bayon.

L’on peut y voir la representation du barattage de la mer de lait, un des mythes fondamentaux de l’Hindouisme :

Les demons   et les Dieux

se sont unis provisoirement afin d’extraire le nectar d’immortalite de la mer de lait. Pour ce faire, ils devaient jeter des herbes magiques dans la mer, renverser un mont de façon a poser son sommet sur la carapace d’une tortue, puis enrouler le serpent roi des Naga autour de la montagne. En saisissant, les uns la tete, les autres la queue du gigantesque reptile, ils pouvaient ainsi faire tourner le mont sur lui-meme pour baratter la mer.

  

Pour la foule, j’ai ete agreablement surprise. Je m’attendais a plein de monde partout. En fait Angkor est tres vaste et il y a de nombreux sites ou je me suis retrouvee seule avec les vieilles pierres, les arbres et les oiseaux.

      Dans les quelques temples les plus reputes, il y a plus de monde. Mais y aller entre midi et deux permet d’eviter la foule. Quand un car bonde de sud coreen ou de chinois debarque, il suffit d’attendre un peu qu’ils se soient tous pris en photo devant le temple et la place se retrouve a nouveau calme. Et puis l’attente est distrayante, c’est toujours amusant de les regarder se faire prendre en photo. Ils adorent poser.

     

Je suis ensuite passer a Battambang, a l’ouest du Cambodge. Prenez un moteur, deux essieux, placez les sur les rails et recouvrez les d’un plateau en bambou : bienvenue sur le bambou train cambodgien.

                   Mon beau conducteur de train.

                     Il n’y a qu’une paire de rails donc parfois l’on se retrouve nez a nez avec un autre train.

Dans ce cas, c’est simple, le bambou train le moins charge est demonte en cinq minutes afin de laisser l’autre passer.

      Puis chacun peut continuer sa route… jusqu’a la prochaine rencontre.

La campagne aux alentours de Kampot, au sud du Cambodge, est splendide. Pas de bonnes photos, ca ne rend rien, mais de belles images plein la tete. Et puis les routes couleur ocre font ressortir le vert de la vegetation (enfin… quand celle ci n’est pas recouverte de poussiere…).

     

     

Le jeu du saut a l’elastique, universel. A savoir que l’elastique de ces demoiselles est constitue de plusieurs centaines de petits elastiques en caoutchouc qu’elles ont patiemment attaches les uns avec les autres. Les garcons aiment bien jouer aux billes ou au jeu du lance de tong. C’est un peu comme la petanque a part que c’est leurs chaussures qu’ils lancent pour delocaliser un objet de son cercle.

     

     

J’ai rencontre un cambodgien qui faisait un complexe car il devenait chauve. On en voit tres peu en asie. Il croyait qu’en France on pouvait acheter des produits faisant repousser les cheveux (des vrais qui sont efficaces). Quand je lui ai dit qu’en Europe on rencontre beaucoup d’hommes chauves et que ce n’est pas plus genant que cela, ca l’a rassure.

La mode au cambodge, c’est ce qu’on appelle pyjama en France. Les cambodgiennes passent une bonne partie de leurs journees dans cette tenue imprimee de fleurs ou de gros nounours.

     

J’ai hesite pour le titre de cette page. J’aurais pu ecrire “Au pays du hamac”. Ils sont partout. Mais j’ai finalement prefere rendre hommage aux cambodgiens.

     

C’est fou tout ce qu’un vehicule peut transporter !

     

     

Pour finir sur une pointe de sagesse…

     

     

              

   

La suite, tres vite !

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Karen, Lisu, Akha et les autres.

Sabai di !

Aux dernieres nouvelles, j’etais au Myanmar. J’ai quitte ce pays il y a deux mois, je ne suis donc pas vraiment en avance dans la redaction de mon blog…

Apres le Myanmar, retour a Bangkok, en Thailande.

              

J’ai vadrouille dans le nord de ce royaume. Chiang Mai que je connaissais deja et que j’ai retrouve avec grand plaisir. Je n’y ai rien fait de special, quelques jours tranquilles au rythme thai.

Les Thailandais ont une consideration quasi religieuse pour le roi et la famille royale. A 8 h et a 18 h dans tous les lieux publics et dans la rue retentit l’hymne national thailandais. Il faut alors interrompre toutes occupations et se mettre debout, sans bouger. Grand freeze quotidien. C’est toujours impressionnant d’etre au milieu d’une foule qui s’arrete de vivre, de s’agiter, de bouger pour quelques secondes.

Puis Chiang Rai que j’avais seulement eu le temps de survoler il y a trois ans. Cette fois ci, j’ai pu decouvrir ses environs. Une region montagneuse parsemee de petits villages peuples de minorites ethniques. Karen, Lisu, Akha, lahu… Leur religion est souvent le culte des ancetres et l’animisme, croyance en une ame animant les etres vivants mais aussi les elements naturels comme les pierres ou le vent. Ces ames peuvent agir sur le monde de maniere benefique ou non. Il convient donc de leur vouer un culte.

Ce sont principalement des tribus et ethnies venues du Tibet, de Birmanie, de Chine ou du Laos. Ces peuples ont leur propre dialecte. Ils vivent du tissage et de la broderie en complement de la culture du riz et des legumes. Je les trouve belles ces p’tits bouts de femmes qui viennent vendre leurs legumes ou leur artisanat sur les marches. Elles sont toute souriantes, toute mimis.

Il y a vraiment des touristes qui sont detestables. Grrrr !!! Aucun respect de l’humain. Gros coup de gueule a tous ces touristes qui veulent encore gagner 50 baht (1 euro) sur un sac finement brode a la main par les montagnardes les plus pauvres de Thailande dont le prix a deja ete baisse a 200 baht (4 euros). Et apres ils vont dire tout fier a leurs potes “J’l'ai eu pour 4 euros”. ( Vu et entendu a plusieurs reprises) Alors que payer un peu plus ca ne leur aurait rien change. Cinq euro, c’est rien pour nous mais c’est combien d’heures de travail pour elles ? Faut marchander un peu car c’est un espece de jeu qui est pratique courante dans les pays d’Asie. Mais il faut aussi savoir s’arreter. Voila, c’est dit, et ca soulage.

J’ai eu une crise de fou rire avec une p’tite mamie thai. Et c’est parti de rien du tout. Nous etions toutes les deux dans le song-ta-ou (espece de taxi pick-up collectif). Son sac a dos (corbeille sur laquelle sont attachees deux lanieres en guise de bretelles) s’est mise a rouler et a failli tomber du vehicule. Elle m’a alors fait un large sourire et on a rigole. Puis mon sac est tombe. Rires plus francs, et puis elle s’est mise a papotter et a papotter en thai ou dans son dialecte local. Des que l’un de nos sacs bougeait (les petites routes montagnardes du nord de la Thailande, ca secoue), cela nous faisait rire et j’avais d’autant plus envie de rire qu’elle me disait pleins de choses auquelles je ne comprenais rien du tout. Je n’ai rien compris a ce qu’elle me racontait, mais qu’est ce qu’on a rit !

Je n’ai helas pas de photos a vous montrer de cette partie nord de la Thailande car un mechant virus me les a contamine puis avale…  Le risque des cybercafes… Snif !

Dans les environs de Chiang Rai, le Wat At Rong Khun est un temple en cours de realisation cree par Ajarn Chalermchai, un artiste thai dont j’aime beaucoup le style. Pour symboliser la purete du bouddhisme, ce temple est blanc crystal, comme recouvert par la givre du matin. Les photos a l’interieur du temple sont interdites et c’est bien dommage. On y trouve des peintures murales superbes melangeant religion et science fiction.

    

         

Sur la derniere photo ce sont juste les WC !

En Thailande, au Laos, en Birmanie et dans d’autres pays bouddhistes, au lever du soleil, les moines sillonnent les rues pieds nus en file indienne et par ordre d’anciennete pour recevoir des habitants des offrandes de nourriture. Les moines ne vivent que de l’aumone. Ils n’ont pas le droit de gagner de l’argent. De retour au monastere, ils mangent tout en meditant. Ils prendront un second repas avant midi. C’est leur dernier repas de la journee. A partir de midi les bonzes ne peuvent plus manger.

          

Passage de frontiere pour entrer au Laos. Decouverte de ce pays sur l’eau avec deux jours de bateau sur le Mekong pour rejoindre Luang Prabang a travers un beau paysage de petites montagnes recouvertes de forets ou sont construits de ci de la de petits villages. Le bateau devait souvent s’arreter car le moteur se mettait a fumer et il fallait lui laisser le temps de refoidir. Pendant chaque arret, de tres jeunes mecanos reparaient le moteur a coups de marteaux et ca tenait… jusqu’au prochain arret. Le Mekong est tantot large, tantot etroit, tantot calme, tantot recouvert de vaguellettes qui jouent avec les rochers. Mais tout le temps c’est le calme et la serinite qui regne sur son court.

           

Brefs arrets a Luang Prabang, a Viang Veng puis dans la capitale Ventiane. Cette partie du Laos ne m’a pas vraiment plue. Surtout Viang Veng. Il parait que les alentours sont jolis mais la ville m’a fait fuir. On a l’impression que tous les voyageurs au comportement irrespectueux s’y sont donnes  rendez-vous. Certains manquent de savoir voyager voir meme de savoir vivre. Des nanas emechees qui se promenent en bikini dans la rue, les gars torse nu des bouteilles d’alcool a la main au coeur meme de la ville au milieu des Laotiens. Alignement de guest houses et de restaurants vendant des pizzas ou des hamburgers avec ecran de tele et musique a fond. L’alcool y coule a gogo. Phuket au Laos, je ne m’y attendais vraiment pas !

      

Le Laos a commence a me plaire dans sa partie sud. Il parait que c’est aussi tres bien dans le nord.

J’ai loue une moto et je suis partie une semaine avec un sac minuscule sur le plateau des Bolaven.

           

Pompe a essence.

Suite a une panne seche sur un long chemin au milieu de nul part, je les guettais de pres. Heureusement qu’un adorable laotien sorti de je ne sais ou m’est venu en aide. Quand il a compris mon probleme, il m’a fait signe d’attendre et il est revenu une grosse heure plus tard avec une bouteille d’essence.

Paysage de montagnes et de rivieres avec de tres nombreuses chutes d’eau.

       

     

     

Les chemins passent au travers de jolis petits villages appartenant a differents groupes ethniques animistes. Les Laven, les alak, les Ta-oy… Les Katou attachent une tres grande importance a leur mort. Selon leur coutume, ils sculptent bien a l’avance des cerceuils en bois pour chaque membre de la famille et les conservent sous les greniers a riz.

          

Ils font aussi un sacrifice annuel de buffles en hommage aux esprits du village.

       

Les arbres bordant la route ne sont pas verts mais ocres ou grisatres a cause de toute la poussiere provenant des routes qu’ils recoivent.

     

Et puis des routes en bitume sont en construction, alors il faut parfois attendre un peu.

Ici les quelques vaches que l’on croise se croient un peu en Inde. Elles se mettent en plein milieu de la route. Et les vehicules qui les poussent presque pour pouvoir passer, ca ne les perturbe pas des masses. Tres cools les vaches ! Et puis les porcs aiment bien imiter les vaches. Sur ma route aussi, un bel oiseau.

            

J’ai passe Noel dans l’extreme sud du Laos a Don Khone, une des 4000 iles formees sur le Mekong a un endroit ou il mesure plusieurs kilometres de large.

     

           

Havre de paix aux habitants extremement accueillants, ce lieu etait vraiment tres agreable.

     

J’ai prete mon appareil photo aux enfants, ils m’ont fait des photos artistiques. Ils aiment bien les gros plans. J’ai eu beaucoup de photos de nez ou de bouts d’oreilles.

     

Quant a la fete de Noel, j’y ai pense tres fort mais je n’ai pas vu grand chose. Au Laos, pays compose majoritairement de bouddhistes, cette fete chretienne n’est pas celebree.

     

          

Partout au Laos on decouvre des vestiges de la presence coloniale francaise. Il a fait partie de l’Indochine francaise une cinquantaine d’annees dans la premiere moitie du vingtieme siecle.

Maisons d’epoque coloniale.

      

Dans les villes on peut lire sur des panneaux “ecole primaire”, “bureau de poste”, “pharmacie de la gare” ou “Avenue…”.

Pendant l’epoque coloniale, le francais etait la premiere langue etrangere apprise a l’ecole. Les personnes agees ont des restes, c’est bien sympa de discuter avec elles. A l’office de tourisme, lorsque j’ai dit “hello I’d like to have a map please”. L’homme a l’accueil m’a demande pourquoi les francais utilisent toujours l’anglais au Laos. Alors maintenant aux personnes agees je dis “bonjour”, et elles me repondent “bonjour”, et elles sont contentes, et je suis contente. Je n’aime pas l’anglais.

A Ventiane, l’Arc de triomphe et son jardin a la francaise.

     

                       

La petanque est l’un des sports favoris des laotiens. Et l’on voit souvent des ados y jouer !

Quand je suis arrivee, j’ai ete etonnee par le nombre de vendeurs de sandwichs fait avec des baguettes de pain et par la presence des boites de vache qui rit dans les rayons de toutes les epiceries. Les laotiens mangent surtout des sandwichs au pate avec quelques crudites et differents morceaux de gras. Pour les touristes, il y a des sandwichs aux crudites, au jambon ou au fromage. Enfin… a la vache qui rit qui a plus ou moins le gout de roquefort suivant le temps d’exposition au soleil.

      

Les laotiens sont de gros mangeurs de viande, de morceaux de gras ou de peau. Buffles, porc (du groin a la queue, tout y passe), poulet (je vois souvent des pattes de poulet trainer dans leur soupe) , grenouilles (sur tous les marches, des grenouilles a moitie vivantes sont entassees dans de grandes cuvettes en metal), rongeurs, oiseaux, serpent… Au bord des routes, les enfants tendent des rongeurs attaches par l’une des pattes a un fil que les laotiens en voyage s’arretent pour acheter.

Un jour, j’ai achete pour mon voyage en bus deux oeufs qui cuisaient a la vapeur. Tres mauvaise surprise en les ouvrant. A l’interieur, je n’ai pas eu le droit a un bel oeuf dur mais a un foetus de poule bien developpe. Cela m’a coupe l’appetit net.

Au Laos, on mange du riz gluant que l’on malaxe avec les mains avant d’enfiler une boule dans la bouche. Faire de la pate a modeler en mangeant, j’adore ! Certains enfants passent la journee avec une boulette de riz a la main. Ils la petrissent et l’ingerent entre deux jeux dans la poussiere.

       

Les laotiens aiment bien la biere et le lao-lao, un alcool de riz. C’est bon ! Tous les soirs, vers 5 heures, ils s’installent pour l’apero biere / brochette de viande.

         

Les laotiens sont de grands fans de television (emissions legeres occidentalisees) et l’on voit fleurir partout des antennes satellite, meme jusque dans les villages les plus recules disposant tout juste de l’electricite.

     

     

Le parti revolutionaire populaire lao est le parti communiste du Laos. Depuis 1975, il est le seul parti politique autorise dans le pays.

     

Je ne sais plus si je vous l’ai dit mais mon prenom est decidement tres dur a prononcer par tous les asiatiques. Et il se transforme la plupart du temps en Bakabaka. Il y a de l’idee. Et puis mon prenom fait toujours eclater de rire les enfants. Quand je leur dit Bab, cela devient systematiquement Baba. Ma prononciation de leurs prenoms doit certainement etre rigolotte aussi.

A bientot !

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